QUIMPER : Contrat de mobilier urbain et de publicité – Le droit de pollution publicitaire en contrepartie d’une redevance ridicule de 5000 €/an

140318-Vodka Ste Thérèse

Des publicités affichées en 2012 pendant une semaine devant l’IUT, le Lycée Sainte-Thérèse et le Lycée Thépot par le publiciste J.C. DECAUX

Le conseil municipal, au cours de sa séance du 14 février, a attribué à Decaux pour une durée de 15 ans (2014-2029), la pose, l’entretien et la maintenance des mobiliers urbains, à savoir : 239 abris voyageurs, 147 panneaux publicitaires de 2 m², ainsi que 10 panneaux grand format de 10 m² . Durant ces 15 ans, Decaux en tirera profit par une manne publicitaire fort rentable.

Le contrat concédé à Decaux ne va pas dans le sens du développement durable car il prévoit le remplacement à neuf de tout le mobilier, en sachant que des abris bus ont moins d’un an d’existence.

La publicité, omniprésente dans notre société, envahit déjà tous les espaces (internet, la rue, les bars, les médias, le téléphone portable, etc…). Cette publicité ne manque pas d’effets néfastes sur le public : gaspillage, sexisme, malbouffe, anorexie, addiction à l’alcool, pollution visuelle et mentale, uniformisation des envies et des goûts… Elle contribue à la désinformation des citoyens. On sait, grâce aux neurosciences, que la publicité manipule notre cerveau : ainsi les marques nous marquent.

Pour éviter ces problèmes, une seule solution : le respect de la liberté de réception de chacun et chacune. Pourquoi n’aurions-nous pas le droit de choisir où et quand nous souhaitons accéder à l’information publicitaire ? Aussi, au lieu d’un marché public, Osons la Démocratie aurait demandé la mise en régie publique de tout le mobilier urbain et la maîtrise de l’affichage.  Par la révision du règlement local de publicité, rédigé avec la participation active des conseils de quartiers et des associations de consommateurs, nous aurions décidé l’interdiction des écrans numériques publicitaires, les panneaux lumineux, l’interdiction totale de messages sur la promotion des addictions, voire la réduction du nombre de panneaux dans la ville…  La ville de Quimper a fait un premier pas par l’interdiction des campagnes d’alcools et tabac à proximité des établissements scolaires, mais ceci est insuffisant. Elle devrait aussi faire appliquer l’Arrêté Municipal du 21/08/2000, par exemple sur la présence de véhicules publicitaires sur les ronds points pendant le week-end ou les panneaux publicitaires posés sur les trottoirs ou encore les publicités posées sur les clôtures des grandes surfaces etc , etc. Les panneaux municipaux pourraient être utilisés au profit des Quimpérois pour annoncer des événements culturels et autres, pour rappeler les grandes causes humanitaires et solidaires, informer le public sur les réalisations de la ville.

Enfin nous nous interrogeons sur certaines options de ce marché, notamment l’installation d’abris pour les vélos : 4 tranches de fourniture, pose et maintenance de 2 abris vélos, moyennant un coût prohibitif de 6000 € TTC par tranche (cela fait combien par vélo ?).

OSONS LA DEMOCRATIE continuera à lutter contre les effets néfastes de la pub, et soutiendra toutes les initiatives citoyennes ayant pour objectif de contrebalancer le puissant lobby de la publicité.

Quimper le 5/03/2014-Le Collectif « Osons la démocratie »

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