Finances locales : dette + déficit = austérité pour les familles et les collectivités locales (communiqué d’Osons la démocratie)

140319--dette-publiqueNos élus quimpérois sortants de la gauche sociale libérale et de droite  annoncent clairement la couleur : « A partir de 2014, les collectivités locales sont soumises à contribution pour le redressement du pays… Les dotations en provenance de l’Etat diminueront. Les programmes 2014-2020 devront être raisonnables, sérieux, responsables, et devront refuser toute démagogie et surenchère ».

PS et UMP cachent la vérité sur la dette publique et son impact sur le déficit. En France, les intérêts de la dette représentent le premier poste du budget (45 milliards en 2013). Poignant et Jolivet sont d’accord sur une seule voie : la rigueur budgétaire accompagnée d’une politique d’austérité (baisse des salaires et des retraites, privatisation des services publics, des coupes franches dans les dépenses publiques…), tout ça pour satisfaire Bruxelles, FMI et BCE au détriment des collectivités territoriales qui n’ont plus les capacités financières pour faire face à tous les besoins sociaux de la population.

PS et UMP refusent même toute restructuration de la dette de l’Etat (effacement négocié ou autoritaire des dettes illégitimes dues aux pratiques spéculatives) car la partie la plus aisée de leur électorat verrait ainsi diminuer ses revenus tirés des placements financiers. Le consensus implicite entre majorité (PS et EELV) et opposition (UMP) précipite encore plus le démantèlement de l’état social.

Pour OSONS LA DEMOCRATIE, d’autres solutions sont possibles et crédibles, mais encore faut-il au préalable un bon diagnostic de la crise que nous subissons depuis 2007-2008. Le surendettement des Etats est dû aux cadeaux fiscaux qui se sont multipliés ces dernières années pour les riches, les grandes entreprises et les banques. La crise de la dette, c’est aussi la mainmise des marchés financiers internationaux sur l’économie réelle, voire la souveraineté des Etats. S’attaquer réellement à ces causes est la seule voie pour en sortir durablement. Mais pour Hollande, « l’ennemi n’est plus la finance » : La régulation financière, pourtant insuffisante, est abandonnée, aucune limite aux mouvements de capitaux, pas de séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires, interdiction à la BCE de prêter aux Etats, etc… Les mesurettes de Hollande-Ayrault-Poignant pour s’attaquer aux causes de la crise financière montrent leur impuissance à enrayer véritablement les dérives des marchés financiers et la seule course aux profits. En font preuves les nombreux scandales récents : Libor, Euribor, marché des changes, évasions fiscales dans les paradis fiscaux, etc…

OSONS LA DEMOCRATIE ne peut admettre que la quasi-totalité de la création monétaire soit d’origine privée, que les taux d’intérêt et les taux de change soient manipulés par des banques qui dictent de fait leurs politiques aux Etats, et de ce fait aux collectivités territoriales.

Poignant-Jolivet ont fait le choix de l’austérité, à savoir la baisse drastique des dépenses de l’Etat mais aussi celles des administrations de la Sécurité Sociale, y compris en s’attaquant directement à la protection sociale. Cette politique austéritaire se diffuse également à l’échelle locale car les dépenses des collectivités territoriales ont, elles aussi, augmenté à cause des transferts de responsabilité (bâtiments scolaires, logements sociaux, gestion RMI et RSA, …) dont l’Etat s’est déchargé sans associer à ces transferts les financements nécessaires.

Une rigueur qui coûte déjà cher et qui le sera encore plus demain

Les collectivités locales, déjà soumises à la rigueur budgétaire de l’Etat, seront de nouveau mises à contribution dans le cadre du plan d’économie de 50 milliards € annoncé par Mr Hollande. Une diminution de 10 milliards s’ajoutant aux 3 milliards décidés pour 2014-2015 est à craindre.

A Quimper, le conseiller du président de la République n’en souffle mot. Jacques Pelissard, président de l’Association des Maires de France, estime qu’une telle baisse de l’aide de l’Etat fera chuter l’investissement des communes : 50 % des commandes dans le BTP, dit-il, sont fait par les collectivités, et entrainerait ainsi un impact désastreux pour l’emploi local. Cette course aux économies sur le dos du peuple pour financer les cadeaux fiscaux au Medef, contenus dans le pacte de responsabilité, menace l’ensemble des acquis sociaux. La diminution, voire la disparition, des subventions publiques ne fera qu’aggraver le déficit public du fait des moindres rentrées de cotisations sociales et de l’accroissement du coût du chômage.

S’agissant des finances publiques locales issues des impôts des citoyens, nous disons que la transparence doit être totale. Les emprunts nécessaires doivent être contractés pour couvrir des dépenses utiles. L’exécution des budgets doit être transparente et portée à la connaissance des citoyens au fur et à mesure de son déroulement. Les pressions de tous ordres des organismes financiers doivent être rejetées et dénoncées. Pour cela, les élus doivent accepter l’expression citoyenne et favoriser les échanges en mettant en place les structures de concertation, voire de codécision sur les travaux (ex. travaux de voierie), les équipements de quartiers, l’urbanisme…

Enfin, n’oublions pas que cette crise renvoie aussi à des enjeux européens : c’est également une crise de fonctionnement de la zone Euro, de cette Europe de la concurrence libre et non faussée. Il faut là aussi changer les règles et abroger les traités qui ont totalement soumis l’UE à la mainmise des marchés financiers.

En donnant vos voix dimanche 23 mars à Poignant-Jolivet-Le Bal, vous voterez en fait pour les amis du Medef contre les travailleurs. En votant pour OSONS LA DEMOCRATIE, vous voterez pour une municipalité de gauche, sociale et écologiste.

Fait à Quimper, le 19/03/2014

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